Cette pièce est née d’un vertige.
Et de l’histoire d’une canette.
À l’origine, il y a le Mexique, ses bouteilles de sodas moins chères que l’eau, ses villages sans robinet, ses ouvriers morts du
diabète ou du silence. Il y a les lobbies, les votes truqués, les lois enterrées.
Mais très vite, l’histoire déborde. Parce qu’elle parle bien sûr de nous. Alors nous la transposons dans une France (pour
l’instant) fictive pour nous rappeler que si nous sommes encore préservés, la bascule est en apparence indolore, rapide et ne
peut être contrariée que par une veille citoyenne de chacun et chacune.
Ef effet, nous vivons dans un monde où le plaisir est devenu une boussole.
Manger ce qui nous réconforte. Consommer ce qui nous distrait.
Mais que se passe-t-il quand ce plaisir est orchestré ?
Quand ce qu’on croit bon pour nous commence à nous tuer à petit feu ? Quand ce qui nous soulage entretient un système
qui détruit ailleurs ?
Cette pièce parle de ça : de l’ambiguïté.
Des choix impossibles. Du brouillard moral. De cette tension permanente entre le confort personnel et la responsabilité
collective. Du plaisir de la noyade. De l’effort qui nous déborde mais que nous tentons de convoquer.
Et du moment où l’on se demande : Qu’est-ce que je fais, moi, maintenant ?
Texte lauréat de la bourse Jean Guerrin 2025
Ville de Montreuil
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